Silvia Mandolini, violon

Silvia Mandolini et Brigitte Poulin ont donné leur premier récital ensemble en 1994. De cette première rencontre a découlé vingt années d’une fidèle amitié entre Bologne et Montréal. La musique qui habite leurs milieux de vie respectifs a tissé la continuité, le guide de leurs explorations d’un continent à l’autre. Ensembles, elles se sont produites au Canada et en Italie : entre autres à la Music Gallery de Toronto avec la participation de Two-New-Hours (CBC), la Chapelle historique du Bon-Pasteur de Montréal avec la participation de Radio-Canada, à la Biennale de Venise, et au Festival Milano Musica.

Critiques

Venise. La Biennale Musica nous a fait connaître le magnifique duo formé de Silvia Mandolini, violon et de Brigitte Poulin, piano. Dans deux concerts différents – 18h et 22h – les deux jeunes musiciennes canadiennes ont fait preuve d’une maîtrise instrumentale et d’une versatilité absolument exceptionnelles.

Massimo Contiero, La Nuova Venezia, 1 novembre 2009, À LA BIENNALE MUSICA, Mandolini-Poulin un duo magnifique


Cette Biennale réserve parfois la surprise de proposer de nouveaux interprètes. Deux jeunes instrumentistes canadiennes s’imposent au Teatro Piccolo Arsenale. Silvia Mandolini joue avec une maîtrise téméraire deux pièces pour violon seul : la célèbre « Sequenza » de Berio, et « Argot », deux ‘exercices’ scintillants de Donatoni. Brigitte Poulin exécute avec élégance deux œuvres pour piano seul : Danze e Interludi  de la serbe Ana Sokolovic, œuvre d’une expressivité pure et spontanée, et Cerchio delle Malebolge de Marino Baratello, un caléidoscope instrumental lyrico-parodique inspiré à Dante, sorte de voyage au cœur des mémoires pianistiques 1900. On revient au duo avec « Dikhthas » de Xenakis pour violon et piano, une page âpre et cinglante, que l’on dirait presque un manifeste anti-musical. Giorgio Magnanensi, un compositeur de Bologne transplanté au Canada, nous émerveille avec son  …per essere fresco… . Le violonisme y est funambulesque, on dirait une ré-écriture diabolique, et on ne peut plus actuelle, de Paganini et de Donatoni. Pour sa part, le piano préparé crée un tapis timbré en syntonie avec le violon.

Mario Messinis, Il Gazzettino, 2 novembre 2009, La réaction du néoromantisme à la musique d’avant-garde radicale


Le 29 septembre Silvia Mandolini et Brigitte Poulin ont offert un double récital pour violon et piano contenant des oeuvres de Lutoslawski, Berio, Giorgio Magnanensi, Ana Sokolovic, Xenakis, Donatoni et Marino Baratello. Une partie de ces pièces représente le grand répertoire classique du XXième siècle, et, comme il arrive parfois, quelques unes de ces oeuvres ont mal vieilli. Mais l'interprétation fut formidable, d'une incontestable présence quant aux pièces en solo ainsi que d'une géniale coordination dans les pièces en duo. Le parfait ensemble dans Partita et l'effort herculéen que Dilkhthas exige des interprètes méritent d'être soulignés.

José Luis Besada Portas, Audio Clasica, Biennale Musica 2009, Biennale Musica 2009 – Brotes Verdes - Venecia